Améliorer l’attractivité de la pratique de l’obstétrique en salle de naissance : les propositions des Gynécologues-obstétriciens libéraux normands
L’URML Normandie a mené plusieurs réunions avec dix praticiens qui font de l’obstétrique. Le Docteur DURAND REVILLE nous présente les propositions de ces GO libéraux normands pour améliorer l’attractivité de la pratique de l’obstétrique en salle de naissance.
Contexte : alors que les maternités privées normandes qui représentent plus de 20% de l’activité d’obstétrique de la région, sont déjà regroupées et que les plus petites ont disparu, seuls 19 obstétriciens pratiquent des accouchements dans trois maternités et leur nombre sera encore réduit en fin d’année.
Le risque qui pèse sur ces établissements est un risque pour l’accès aux soins, pour la liberté de choix et in fine pour les hôpitaux publics, qui font face aux mêmes difficultés, qui ne peuvent dans cette région absorber le surcroit d’activité et qui pourraient également profiter de beaucoup de ces propositions visant à améliorer l’attractivité de la profession.
Conscients de l’urgence et de la gravité de la situation, les gynécologues-obstétriciens libéraux normands se sont réunis avec l’aide de l’URML Normandie afin de réfléchir aux moyens de renforcer l’attractivité de la spécialité dans la région dont la démographie médicale est largement déficitaire.
Ils ont identifié 5 axes d’amélioration avec des propositions précises, reposant sur les données de terrain qui pourraient servir de base à des propositions pour une réforme profonde et indispensable de l’organisation et de la reconnaissance de la pénibilité de cette spécialité.
Certains de ces axes portent sur la rémunération. Leur but est davantage une amélioration de l’attractivité de la profession pour en augmenter les effectifs et en conséquence en diminuer la pénibilité.
D’autres axes traitent de l’organisation ou de la lutte contre l’épuisement professionnel.
Deux interrogations émergent de ces constats : l’une, globale, qui est de déterminer comment le système de santé prend en compte la pénibilité de certaines professions ; l’autre, qui est de savoir qui, dans les décennies à venir, assurera la sécurité de l’accouchement des femmes françaises.
